– présentation –

de 2020 à ce jour.

 

Depuis 2020, mon intention est de déployer mon travail vers des pensées où il est question de reconstruction, d’équilibre précaire, d’histoire, de mémoire consciente ou non, de territoires, ainsi que de valeurs culturelles et matérielles.

La voie que j’emprunte est profondément marquée par la présence, de tous temps, du “passé vivant”. Cette mémoire transgénérationnelle inscrite dans notre ADN, à l’échelle individuelle et collective, par laquelle je tente de comprendre le monde.

Que ce soit par le dessin, l’installation, l’utilisation de la photographie, et la performance, mes protocoles de travail, comme ce qu’il en résulte, sont pensés semblable à des “rituels”, des chimères pouvant, de façon infime, panser le passé, comme reconstruire le présent.

Ce chemin est depuis nourri d’images d’archives, familiales (fortement liées à la colonisation française en Indochine qui fut une colonisation d’exploitation des ressources naturelles et de la main-d’œuvre, ainsi que de plantation ; et à son prolongement), cinématographiques, littéraires, documentaires comme d’actualités.

Telle une pensée-rhizome, intuitive, un fil invisible et permanent le traverse. Entre chaque œuvre ou titre – souvent inspiré(e) de lectures passées ou du moment -, se créé un écho, un lien, une relecture, ou un prolongement.

De ce socle historique et personnel évoqué plus haut, fait de clair-obscur, qui a connu le métissage, j’ouvre mon travail vers le monde, au-delà des frontières et des époques. Je fais dialoguer le présent avec le passé. Ce présent qui est au cœur de mes réflexions, mes craintes et mes espoirs, face à notre société contemporaine où prime le désir d’abondance qui nous consume et consomme le monde.

Dans cette nouvelle perspective, mon utilisation de l’”or” est appréhendée symboliquement pour sa capacité d’ouverture des sens. Par la lumière et son interaction, celui-ci a comme dessein d’(ré)orienter les regards vers l’humain, vers des morceaux de mémoires, d’histoires aussi bien que des matières empreintes de celles-ci. A échelle égale, il a également la vocation d’interroger cette part d’insatiabilité propre à l’homme, liée à ses désirs, ses recherches de richesses dites “artificielles”, d’un état diffus et général du “bonheur”. L’élan même de la vie qui sans cesse nous entraîne au-delà de nous mêmes.

Une insatiabilité qui nous fait osciller entre plaisirs et douleurs, ombres et lumières.

 

de 2008 à 2017.

 

Mon intérieur, cet espace commun. Sous cet intitulé est construit un travail plastique né du réel – d’un lieu dans lequel j’ai vécu, d’un espace-temps – qui interroge différentes notions du quotidien. Un quotidien fait d’enfermement, de répétitions, de cycles, de micro-événements, où les questions d’identité, du territoire, de la réalité des « choses » et de l’absurde sont posées.

Ce projet né du réel est constitué d’éléments récurrents, provenant de cette même réalité, mon intimité. C’est-à-dire : mon corps, mes vêtements, une couverture et une table Ikéa ainsi que mon habitat et les matériaux qui le composent – tels que le parpaing, le linoléum, la toile de verre ainsi que le blanc qui la recouvre –.